Je t'aime au gré du vent.

Je t'aime au gré du vent.
AMOUR RIME AVEC TOUJOURS.

Tous les personnages sont fictifs et toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou mortes, serait pure coïcidence.

"Il ne reste plus que le vase et les lilas sur la table. Je suis assise depuis trois heures sur cette chaise. Je ne peux pas bouger. A certains moments les larmes roulent sur mes joues. Et je ne cherchent même pas à les chasser. Il est partit. Juste avant de quitter l'appartement, il s'est retourné et m'a dit : "Oublies moi. Tu dois m'oublier. Ferme les yeux et attend que la porte claque. A ce moment là, je n'existerais plus pour toi.". Et c'est aussi à ce moment là où je me suis écroulée. Sécouée de sanglots incontrôlables. Les larmes jaillissaient de mes yeux. Je n'arrivais presque plus à voir le mobilier du salon autour de moi. Je me suis laissé tomber sur le sol. Et puis après... plus rien, le néant. Je me suis réveillée deux jours plus tard.
Je suis aujourd'hui assise à cette table. Cette table où nous avions partagés quelques repas. J'étais perdue dans mes pensées, déconnectée du monde, au moment où mes yeux se sont posés sur le lilas. Ou du moins ce qu'il en restait. Il était fané mais je reffusais catégoriquement de le jetter. Il y avait beaucoup trop de souvenirs dans cette fleur. Je me souviens du jour où tu me l'avait offert. C'était un dimanche. Juste après une promenade le long de la mer. Tu avais dis que tu avais quelques courses à faire. Et moi, naïve, je t'avais cru. J'avais cru à un diner en perspective. J'avais cru à tout, sauf à ça. Tu savais combien j'aimais le lilas. Combien j'aimais sa couleur et son odeur. Tu savais. Tu me l'a tendu, sans rien dire, juste un sourire au coin des lèvres. Et nous sommes repartis. Rien de plus, rien de moins. Ce jour là, je ne me doutais pas de ce qui m'attendais. Je suis restée plusieurs minutes à comtempler le lilas et, brusquement, je me suis levée. J'avais mal au coeur, mon corps tout entier était endolori, ce qui était surment dû au fait que j'avais passée un peu plus de 48 heures endormie à même le sol du salon. J'ai ressorti tous ce que pouvait me faire penser à lui. Ses chemises, le pull-over que je lui avais offert, les cartes postales et lettres en tout genres qu'il m'avait envoyés. Je doute que j'en recevrais d'autres. Je les entouraient donc d'un élastique. Je ne les aient pas lues. Pas un seul mot. Je les connaissaient par coeur. J'aurais su reconnaître son écriture parmis milles autres. Au moment où j'avais décidé de cacher tous ces vieux souvenirs au plus profond de mon armoire j'entendis la sonnette de mon appartement retentir. Je me suis tu. J'ai fais de mon mieux pour faire le moins de bruit possible. La sonnerie retentissait de plus en plus fort, de plus en plus vite. J'ai cru que ma tête allait explosée. J'ai attendue encore, et encore. Et puis je suis allée ouvrir. Je n'en pouvais plus de ce bruit de sonnette à répétition. J'ouvris la porte et vis, malgré mes yeux rouge et boursouflés, un visage familier.
- Je m'inquiétais, j'avais peur qu'il vous soit arrivé quelque chose.
Mme Lauttès, ma voisine de pallier. 60 ans, sans enfant, veuve. C'est en ouvrant la porte que j'ai vraiment réalisé que j'avais commis une erreur. L'erreur d'ouvrir justement. Je ne m'étais pas vraiment soucié de la tête que je pouvais avoir.
- C'est gentil. Vous devriez rentrer chez vous maintenant que vous êtes rassurée Mme Lauttès. Tout va bien, je vais bien, dis-je hésitante.
- Je ne suis pas du tout rassurée Jeanne. Bien au contraire. Et je ne vais pas non plus rentrer chez moi. Vous avez besoin d'une épaule sur laquelle vous reposez. Je veux bien être la vôtre pour ce soir.
Je n'ai pas sû quoi répondre à cela. Ou plutôt je n'ai pas eu le temps d'y répondre: mes jambes se sont dérobées sous moi, je me suis retrouvée assise au pieds de ma voisine. Elle m'aida tant bien que mal à me relever et me coucha dans mon lit.
Il s'appellait Raphaël. Et il est partit en claquant la porte. Ce jour là il pleuvait. Et d'ailleurs, il n'a jamais cessé de pleuvoir, en moi."
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# Posté le dimanche 06 décembre 2009 12:59

Modifié le mardi 29 décembre 2009 08:52

Certains trouveront l'amour, moi j'ai trouvé l'amitié.

Certains trouveront l'amour, moi j'ai trouvé l'amitié.
Je t'aime pour de vrai

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 13:12

Modifié le mardi 29 décembre 2009 08:56

Je souffrirais trop.


"Les mois ont passé, malgré moi, j'attends. Je t'attends encore, et pourtant même si tu revenais, je crois bien que rien n'y ferait. Notre amour est mort à jamais. Je souffrirais trop si tu revenais"

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# Posté le samedi 07 novembre 2009 11:28

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J'en vois des qui se donnent, donnent des bijoux dans le cou. C'est beau mais quand même ce ne sont que des cailloux; des pierres qui vous roulent, roulent et qui vous coulent sur les joues. J'aime mieux que tu m'aimes sans dépenser des sous. Moi je m'en moque j'envoie valser les trucs en toc, les cages dorées. Toi quand te me serres très fort, c'est comme un trésor. Et ça, et ça vaut de l'or. J'en vois des qui se lancent des regards et des fleurs, puis qui se laissent quelque part ou ailleurs entre les roses et les choux. J'en connais des tas qui feraient mieux de s'aimer un peu, un peu comme nous qui nous aimons beaucoup. Et d'envoyer ailleurs, valser, les bagues et les coeurs en collier. Car quond on s'aime très fort c'est comme un trésor. Et ça, et ça vaut de l'or. Moi pour toujours, j'envoie valser les preuves d'amour en or plaqué puisque tu me serres très fort. C'est là mon trésor. C'est toi, toi qui vaut de l'or.

- J'envoie valser, ZAZIE.
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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 13:52

Comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau. Comme un manège de lune avec ses chevaux d'étoiles. Comme un anneau de Saturne, un ballon de carnaval. Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures. Le voyage autour du monde d'un tournesol dans sa fleur. Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon coeur. Comme un écheveau de laine entre les mains d'un enfant. Ou les mots d'une rengaine pris dans les harpes du vent. Comme un tourbillon de neige, comme un vol de goélands sur des forêts de Norvège, sur des moutons d'océan. Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures. Le voyage autour du monde d'un tournesol dans sa fleur. Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon coeur. Comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau. Aux vents des quatre saisons, tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon coeur.


Les moulins de mon coeur, MICHEL LEGRAND.
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# Posté le lundi 26 octobre 2009 05:21

Modifié le mardi 29 décembre 2009 08:57

Il y eut une nuit, il y eut un matin...

Je rêve. Je suis une grande rêveuse. Et actuellement mon plus beau rêve serait de te prononcer cette tendre et douce phrase: "Tu es mon Bachert".

# Posté le lundi 31 août 2009 09:58

Modifié le mardi 29 décembre 2009 08:59

C'est dans la mort, parraît-il, que la vérité se fait jour...

Susan, mon amour,
Je t'aime.
Sans cire, David.

"Le visage de Susan s'éclaira; elle serra la note contre son coeur. C'était bien David cette nuit. Sans cire, le code qu'elle n'avait toujours pas cassé! Elle perçut un mouvement à la périphérie de son champ de vision et tourna la tête. Assis sur un joli divan, profitant des rayons du soleil, David Becker, dans un peignoir de coton, l'observait d'un air tranquille. Elle lui tendit les bras pour qu'il vienne la retrouver.
- Sans cire? roucoula-t-elle, en se lovant contre lui.
- Sans cire, affirma-t-il dans un sourire.
Elle l'embrassa.
- Dis moi ce que ça veut dire.
- Pas question! Un couple a besoin de secrets, ça met du piment dans les relations.
- Si tu considères que la nuit était fade, je me fais nonne!
David la serra contre lui. Il se sentait comme en état d'apesanteur. La veille, il était passé à deux doigts de la mort. Et aujourd'hui, il était là, plus vivant que jamais...
Susan, la tête posée contre sa poitrine, écoutait battre son coeur. Et dire qu'elle avait pensé ne plus jamais le revoir!
- David, soupira-t-elle en regardant le petit mot du coin de l'oeil. Explique moi ce "sans cire". Je déteste les codes qui me résistent!
David garda le silence.
- Allez, insista-t-elle en faisant la moue. Sinon je fais chambre à part.
- Tu bluffles.
Susan lui tapa dessus avec son oreiller.
- Allez! Dis-le-moi!
Mais il ne lui dirait jamais. Le secret caché derrière ce "sans cire" était bien trop innocent. Son origine était ancienne. A l'époque de la Renaissance, les sculpteurs espagnols qui commettaient des erreurs en taillant le marbre, un matériau très côuteux, dissimulaient souvent ces défauts en apposant de la cera : de la cire. Une statue sans le moindre défaut était acclamée et déclarée "sculpture sin cera", autrement dit "sans cire". Au fil du temps, cette expression devint synonyme d'honnêteté et de vérité. Le mot "sincère" découlait de l'expression espagnole sin cera - sans cire. Le code secret de David ne recelait aucun grand mystère : c'était comme s'il terminait ses lettres par "sincèrement", rien de plus. Susan aurait sans doute été déçue par cette explication."

- Forteresse digitale, DAN BROWN.

Le roman qui arrive en deuxième dans mes préférences.
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# Posté le mercredi 26 août 2009 09:39

Les mots comptent. Les mots construisent et détruisent. Mais les mots restent.

"ON M'A RETROUVEE DANS UNE CONGERE, vers deux heures du matin. C'est ce qu'on m'a raconté par la suite. Si les secours étaient arrivés une heure plus tard, je serais morte.
Mais n'était-ce pas l'idée, de continuer en voiture dans une tempête de neige, puis de m'arrêter, de couper le contact, d'avaler les vingt-quatre cachets de zopiclone que j'avais dans ma poche et d'attendre le moment où je serais capabe de réunir assez de... De quoi, d'ailleurs? De courage? Non ce n'était pas le mot juste. Il n'y avait rien de courageux dans ce que je m'apprêtais à faire.
Assez de volonté d'en finir, plutôt. Après des semaines de souffrance insupportable, j'allais enfin céder au seul épilogue acceptable.
Et donc, en découvrant dans mes phares l'énorme mur de neige à la sortie d'un tournant sur la petite route, j'ai soudain appuyé sur la pédale de frein. J'ai ouvert le flacon de zopiclone et je l'ai vidé dans ma bouche, manquant de m'étouffer quand les comprimès se sont accumulés dans ma gorge malgré la gorgée d'eau prise à ma bouteille. Ensuite, j'ai coupé le chauffage, retiré ma ceinture de sécurité et lancé la voiture.
Tout cela a dû prendre vingt secondes, pas plus. Une décision guidée par l'instinct, sans un instant de réfléxion. Peut-être beaucoup de suicides se déroulent-ils ainsi : des semaines, des mois, des années, d'hésitations, de supputations, et puis brusquement, un matin sur le quai du métro, le grondement de la rame en train d'entrer dans la station et...
Chauffage éteint, ceinture enlevée, un flacon entier de somnifères puissants me brûlant l'oesophage, j'ai senti l'auto s'enfoncer profondément dans la neige avant de heurter quelque chose de solide. J'ai été projetée en avant. Tout est devenu noir.

Cela aurait dû être la fin. Le choc, les somnifères, le froid. Un seul de ces éléments était suceptible de me tuer. Mais ça n'est pas arrivé, parce que...je me suis réveillée. Sur un lit qui semblait aussi étroit qu'une civière. Mon regard a erré sur les murs d'une teinte indéfinissable, les dalles effritées de mousse antifeu au plafond. J'ai cherché à bouger les bras. Ils étaient immobilisés par des courroies. En clignant des paupières, je me suis rendue compte que mon oeil droit était couvert d'une compresse. J'ai passé ma langue sur mes lèvres, une erreur car j'ai senti une succession d'aspérités piquantes : des points de suture, en haut et en bas. J'avais la bouche desséchée. En tournant la têteà gauche, j'ai vu des tubes attachés à mon bras, des fils qui me reliaient à une batterie de moniteurs.

<<Oh, mon Dieu. Je suis vivante.>>

- Quitter le monde, DOUGLAS KENNEDY.


Ma préférence à moi. Le meilleur livre que j'ai pû lire jusqu'à maintenant.
Les mots comptent. Les mots construisent et détruisent. Mais les mots restent.

# Posté le vendredi 21 août 2009 12:20

Modifié le samedi 07 novembre 2009 11:20

When you love someone but it goes to waste Could it be worse?

 When you love someone but it goes to waste  Could it be worse?
Mon Corps ma maison mon cheval, mon chien, que deviendrai-je lorsque tu ne seras plus. Où dormirais-je. Comment me déplacerai-je. Quel gibier chasserai-je. Où pourrai-je aller sans ma monture, impétueuse et impatiente. Comment saurai-je dans le bosquet devant moi si un danger ou un trésor m'attend. Quand mon Corps, chien taquin et fidèle sera sa mort. Quelle sera ma vie quand je reposerai dans le ciel sans toit ni porte. Avec le vent pour yeux. Et les nuages pour robe. Où alors me cacherai-je?

-May Swenson



Si tu veux me faire plaisir, dis moi que tu m'aimes et cela pour toujours, même si au fond, rien ne dure jamais pour toujours. Même pas l'amour.



# Posté le dimanche 29 mars 2009 14:22

Modifié le mardi 29 décembre 2009 09:01